Normes et Standards
Normes Sénégalaises
Institut Sénégalais de Normalisation (ISN) et Association Sénégalaise de
Normalisation
Au Senegal comme d’ailleurs dans
la plupart des pays africains anciennement sous domination étrangère, il n’existe
quasiment aucunes normes. Les tentatives de normalisation ont permis de mettre
en place au Senegal les structures ci-après (Association Sénégalaise de
Normalisation et Institut Sénégalais de Normalisation (ISN)) qui n’ont réellement
pas impactés les divers métiers de l’ingénierie. Par exemple, les métiers de la
géotechnique ainsi que la plupart des domaines du Génie Géologique, Civil et Minier
continuent d’utiliser des spécifications ainsi que des normes étrangères, qui
dans l’ensemble sont souvent assez éloignés des réalités en place. Dans le
domaine routier par exemple, il est bien connu que la caractérisation et l’utilisation
des produits noirs semblent poser de sérieux problèmes. Il en est de même de l’ensemble
des techniques et méthodes de dimensionnement dans le Génie Civil. L’avenir devrait
certainement être tourne vers les regroupement tels la CEDEAO, l’UMOA,
organismes devant financer une bonne partie de la recherche dans ces différents
métiers et permettant á l’avenir de générer des spécifications et des normes adaptées
pour les pays africains.
Une norme
industrielle est un référentiel publié par un organisme de normalisation comme
par exemple ISN, AFNOR, CEN, ISO, OASIS, IETF. Comme la langue anglaise ne
marque pas la différence entre norme et standard (« norme » se dit
« standard »), on parle pour les normes de standards de
jure.
L'ISO (International Organization for Standardization) donne la définition
suivante :
«Document établi par
consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages
communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques,
pour des activités ou leurs résultats garantissant un niveau d'ordre optimal
dans un contexte donné.»
La norme est un document
de référence sur un sujet donné. Il indique l'état de la science, de la technologie
et des savoir-faire au moment de la rédaction.
Pour être considéré
comme une norme, le document doit remplir deux conditions :
les moyens et méthodes
décrits doivent être reproductibles en utilisant et respectant les conditions
qui sont indiqués,
elle doit avoir reçu la
reconnaissance de tous.
C'est un référentiel
incontestable commun proposant des solutions techniques et commerciales. Elles
sont utilisées pour simplifier les relations contractuelles.
Une norme est le résultat
d'un consensus élaboré par un processus dit de normalisation.
Dans le cas général, un
fabriquant ou un prestataire de service n'est pas obligé de suivre une norme.
Elles peuvent cependant être imposé par un donneur d’ordre pour la réalisation
d’un contrat. Dans certains cas, le droit peut imposer l'utilisation d'une
norme industrielle (par exemple normes pour les installations électriques, les jouets
pour enfants, les appareils à pression…).
On distingue quatre
types de normes :
· Les normes
fondamentales : elles donnent les règles en matière de terminologie,
sigles, symboles, métrologie (ISO 31 : grandeurs et unités).
·
Les normes de
spécifications : elles indiquent les caractéristiques, les seuils de
performance d'un produits ou d'un service
·
Les normes d'analyse et
d'essais : elle indiquent les méthodes et moyens pour la réalisation d'un
essai sur un produit
·
Les normes d'organisation :
elles décrivent les fonctions et les relations organisationnelles à l'intérieur
d'une entité (exemple : ISO 9001 : Systèmes de management de la
qualité – Exigences).
Un standard est
un référentiel publié par une autre entité. En fait on ne parle de standard
qu'à partir du moment où le référentiel a une diffusion large, on parle alors
de standard de facto (standard de fait).
Le contenu d'une norme
ou standard peut être protégé par des droits de propriété intellectuelle en
plus de ceux de l'éditeur de la norme/standard. Pour les normes, dans un tel
cas, le propriétaire des droits s'engage à vendre ses droits à tout le monde à
un tarif raisonnable et non discriminatoire.
La normalisation est l'activité permettant la
rédaction et la publication des normes.
La normalisation est
définie par la réglementation française comme étant un processus ayant
« pour objet de fournir des documents de référence comportant des
solutions à des problèmes techniques et commerciaux concernant les produits,
biens et services qui se posent de façon répétée dans des relations entre
partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux. »
Les organismes de
normalisation sont des organismes reconnus au niveau national ou international.
Ils peuvent être constitués soit par des États, soit par des consortiums internationaux
de professionnels.
Exemple d'organismes de
normalisation :
Organismes internationaux :
ISO : L'Organisation internationale de normalisation,
CEI : Commission électrotechnique internationale,
CEN : Comité européen de normalisation
Organismes nationaux :
ISN : Institut Sénégalais de Normalisation
ISI : Indian Standard Institut
AFNOR : Association française de normalisation
DIN : Deutsches Institut für Normung
IBN : Institut belge de normalisation
ASTM
International : American society for testing and material
ANSI :
American National Standards Institute
JSA : Japanese Standards Association
Site officiel de l'ISO : comment utiliser le
programme technique de l'ISO

Processus d'élaboration
d'une norme ISO suivant Directive ISO/CEI, partie 1 (Procédures pour les
travaux techniques, 5e édition 2004
L'élaboration d'une
norme ISO est divisé en plusieurs stades. Les éléments de base de ce processus
sont les comités techniques (TC) ou leurs sous comité (SC). Le bureau technique
de l'ISO est divisée en environ 200 comités techniques dont le rôle principale
est l’élaboration des normes.
Une proposition de
rédaction ou de révision d’une norme est rédigée à partir d’une demande d’un
organisme nationale adhérent à l’ISO, d’un comité ou d’un sous-comité, du
secrétariat général de l’ISO ou d’une organisation en liaison avec l’ISO. Cette
proposition est en générale effectuée parce qu’un besoin a été exprimé par un
secteur de l’industrie
C’est la phase de
rédaction proprement dite. À partir de la proposition, le TC ou le SC constitue
un groupe de travail (WG). Il est formé d’un chef de projet et d’experts nommés
par les comités nationaux. Il rédige un projet de norme qui est appelé CD
(comittee draft : projet de comité).
C’est le stade principal
où les observations et les remarques des organismes nationaux sont prises en
compte. C’est une phase de recherche de consensus. Le secrétariat du comité
fait parvenir aux comités nationaux participants le projet. Les comités dispose
de trois mois pour émettre des observations et peser sur le contenu de la
future norme.
A partir des résultats
de la consultation, sur la base du consensus, le secrétariat du comité
peut :
ü
proposer un projet révisé aux observations des organismes
nationaux
ü
examiner le projet en réunion.
ü
valider le projet et le faire avancer au stade suivant
Le procédé est itératif
jusqu’à obtention d’un consensus.
Une fois, le projet
validé, il est appelé DIS, le document porte la référence ISO/DIS XXXX.
Le projet
« DIS » est diffusé aux comités nationaux qui disposent de cinq mois
pour voter (positivement, négativement ou abstention) et émettre des
observations. Le vote positif peut être accompagné d’observation (souvent
rédactionnelles). Le vote négatif doit être systématiquement accompagné de
remarques techniques. Dans le cas contraire, le vote sera rejeté.
Le projet est adopté si
une majorité des deux tiers des votes exprimés sont favorables. Si les votes
défavorables ne dépassent pas le quart des votes exprimés. S’il n’y a aucun
vote négatif, la norme est alors publiée. Si le projet est adopté et qu’il y a
cependant des votes négatifs, il doit passer par un stade d’approbation. Le
projet DIS validé devient un projet FDIS : ISO/FDIS XXXX.
En cas de vote défavorable,
le secrétariat peut soit diffuser un projet révisé pour vote au stade enquête,
soit renvoyer un projet en comité ou examiner le projet en réunion.
Le projet FDIS est de
nouveau soumis au vote (durée : trois mois) des organismes nationaux. Avec
les mêmes règles que pour le stade enquête. Le projet est soit adopté et envoyé
à la publication, soit renvoyé en comité pour ré-examen. Le comité peut alors
décider soit de proposer un nouveau projet, soit d’annuler le projet.